Hé bé le temps passe, mais pas la joie des souvenirs chiliens!
Voilà, vu de l'avion Paris CDG-Marseille, la ligne blanche, sinueuse du Canal usinier EDF Salon-Etang de Berre, et les "quartiers HLM du nord de Salon de Provence...En haut à droite, la Crau
sèche, et entre les deux, la Crau humide, irriguée par les canaux, en Association d'arrosants, par l'eau de la Durance issue du barrage de Serre-Ponçon (Htes Alpes, Hte Provence)...
Le Chili, lui a de l'eau des Andes toute l'année...Et le Terramoto a bien secoué tout cela; mais selon les dernières infos, l'état et les arrosants ont rebouché les trous, et les vignes, oliviers
et autres cultures sont de nouveau pourvues...
Un site dans les Andes? www.elrefugiotricahue.com, deux agroforestiers franco-belges, amoureux des arbres du Bosque Nativo...
Il y a un certain malaise a avoir tout vu du côté de l'immédiat, et pourtant, le Chili est préparé à tout cela... Les tremblements de terre y sont légion, les tsunamis y sont prévus, avec des
aires de repli comme indiqué sur le pictogramme de cette signalétique, photographiée sur la côte de Valdivia, région des Lacs.
Bon, il faut jamais se dire "jamais" dans la vie...Tout peut arriver, et la présence simultanée de 3 mebres de la famille
le 27 févirer 2010 au Chili a été comme un signe: personne parmi elles n'a subi de domages (deux au Nord-Attacama- n'ont rien senti, sauf à voir l'état du pays à Santiagoi, avant de reprendre
l'avion), et la troisième au coeur du terramoto, à Talca, miraculeusement à l'extérieur à 3heures du matin!!!
La solidarité s'est organisée très vite, la troisième a aidé au mieux tous ceux qui l'avaient accueilli, et au retour, via l'association nîmoise "Les amis de Victor JARA", deux sites (Santiago et
Sud de Talca) vont être secourus pour des reconstructions de logements ou de chateau-d'eau.
Mieux, voici un lien, expliquant l'organisation des Chiliens:
A 260 km au Sud de Santiago, dans la région du Maule, l'une des zones les plus touchées par le tremblement de terre du 27 février 2010, des architectes volontaires
viennent aider à remettre la région sur pied.
Un état des lieux douloureux pour les jeunes architectes (photo C.G)
A Talca, derrière un nuage de poussière permanent, se découvre un paysage aux allures chaotiques : des maisons détruites, des commerces ravagés, et des tonnes de
décombres éparpillées dans toutes les rues de la ville. De cette commune de 235.000 habitants, le tremblement de terre a fait près de 80 victimes et endommagé plus de
60.000 habitations. La municipalité a du pain sur la planche mais ne faiblit pas, appuyée par un groupe d'architectes volontaires dont elle coordonne les travaux. Une
trentaine de jeunes architectes ou étudiants en architecture arrivent de tout le pays pour participer à la reconstruction. Ils arrivent par l’intermédiaire
d’associations étudiantes, du site web Ayudando.com, ou tout simplement par le bouche à oreille. La
mairie les envoie, plans et fiches de sinistre à la main, dans les zones les plus touchées afin que, maisons par maisons, ils puissent faire un bilan des dégâts. Ils doivent
contrôler l’état de chaque mur et donner ou non des avis de destruction. Une fois signés par le propriétaire, la municipalité se chargera de la démolition.
Démolir ou reconstruire
Juan Carlos Zamorano et Pedro Espina, tous les deux architectes professionnels, sont responsables des différents groupes de volontaires qui se succèdent environ tous les
dix jours à Talca. Nous les avons suivis dans une de leur tournée quotidienne des sinistrés.
«Dans certains cas, le tremblement de terre a déjà fait tout le travail, pour d’autres, il suffit d’une nouvelle réplique pour que tout s’effondre », explique
Pedro. Alors, avec l’annonce de fortes répliques dans les prochains jours, les habitants de Talca sont inquiets. Les architectes les écoutent et les rassurent. «Des
gens dorment dans leur voiture alors qu’ils pourraient rester chez eux sans danger, et inversement », fait remarquer Juan Carlos. Ils leur montrent quels murs sont
réparables et lesquels doivent être abattus, et donnent des conseils à ceux qui sont capables de réparer les dégâts tout seuls. Facilement reconnaissables grâce à
leur casque blanc, ils sont sans cesse interpellés pour visiter une maison ou répondre à des interrogations : Quand vont-ils démolir ? Où va-t-on loger ?
Quelles aides va-t-on recevoir ?... Mais voilà, pour l’instant, ces questions restent sans réponse car les subventions dont va bénéficier la population n’ont pas
encore été définies. Les assistantes sociales doivent tout d’abord étudier chaque cas pour pouvoir répartir les aides, et les préfabriqués restent à construire.
Aujourd’hui, les architectes ne peuvent leur donner qu’une partie des réponses : ceux dont la maison a été visitée savent désormais s’ils sont en sécurité chez eux et
quel est l’avenir de leur maison. Ils savent aussi que la municipalité ne va pas démolir les murs sans être sûre que derrière, il y a les moyens pour reconstruire. Car
avec l’hiver qui approche et les vols qui sont devenus choses courantes, impossible de laisser un mur abattu et la maison ouverte aux quatre vents!
Lorsque les jeunes architectes terminent leur journée, ils se retrouvent tous, épuisés, dans un internat qui leur a été réservé par la municipalité. Ils partagent alors
leurs impressions sur cette expérience plus que particulière : « C’est difficile de voir des gens se retrouver sans rien du jour au lendemain, ou de dire à des
familles entières qu’il faut détruire leur maison, mais les habitants de la ville nous font sans cesse sentir leur reconnaissance ! », confient Juan Carlos et
Pedro. Ils ne repartent en effet jamais d’une maison sans un jus ou une « sopaipilla » ! Chloé Geiss (www.lepetitjournal.com Santiago) vendredi 26 mars 2010
La côte du Pacifique de la Region VII et VIII a payé un très lourd tribut.La Fondation Victor Jarra de Nimes a un projet de reconstruction dans la région de Talca.
Dernières heures à Santiago, un peu perdu par la nuit blanche, mais je trouve
quand même le temps d'aller visiter le fabuleux musée précolombien; les Incas et le Chili sont à l'honneur, je rertrouve de tous vieux souvenir de mon lycée, où je fis un exposé sur les Incas et
leur système d'écriture, à l'aide de cordelletes, les Quipus...
Je retourne une dernière fois au Barrio Brazil, récupère mes sacs, et direction l'aéroport via le Bus de l'Alemada O'Higgins, près de l'Hôtel: merci pour le tuyau, Hector et Béatrice!
On ferme!
De Santiago à Salon de Provence, le complexe de l'oiseau migrateur. C'est innoui cette technique et ces sauts dans le temps et les saisons...De la neige sur le Massif central, et Salon avec le
Massif du Tallagard...
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Un quinqua s'en va-t-en Hispano-Amérique, un voyage en images mais aussi en langues, celle des signes autant que celle des sons; une passion pour les arts plastiques, la musique, la scène théatrale, et la littérature, dans un pays, le Chili, qui a payé de son sang sa Mémoire de la Liberté, et qui donne des leçons de démocratie au Vieux Monde, el Viejo Mundo...